Qu’est-ce que le « parler en langues » ?

La Pentecôte selon El Greco

Le « parler en langues » est pratiqué largement au sein des Eglises ou mouvements de type pentecôtiste ou charismatique. Au-delà de la question concernant l’actualité ou la réception de ce don, beaucoup s’interrogent sur sa nature. Et comme ce qui fait autorité pour le croyant n’est pas l’expérience personnelle mais l’Écriture, la question qui se pose est : qu’est-ce que le « parler en langues » d’après la Bible ?

Les textes bibliques

Nous avons très peu de données pour comprendre ce que la Bible entend par « parler en langues ». Le parler en langues est uniquement mentionné à 3 reprises dans le livre des Actes, et en 1 Corinthiens 12 à 14. En dehors du Nouveau Testament, la littérature antique ne mentionne pratiquement jamais une telle pratique.

  • En Actes 2, lorsque le Saint-Esprit vient sur les disciples à la Pentecôte, ils « se mettent à parler en d’autres langues, selon ce que le Saint-Esprit leur donnait d’énoncer » (Ac 2.4). Le texte précise ensuite que les Juifs des différentes nations présents à Jérusalem sont stupéfaits d’entendre les disciples « dire les grandeurs de Dieu dans leur propre langue » (Ac 2.11). Toutefois, d’autres pensent que les disciples sont ivres (Ac 2.13).
  • En Actes 10, le Saint-Esprit « tombe » sur les gens de la maison de Corneille. Cette fois, ce sont les croyants d’origine juive présents avec Pierre qui sont « stupéfaits » d’entendre les non-Juifs parler en langue et « dire les grandeurs de Dieu » (Ac 10.46).
  • En Actes 19, le Saint-Esprit vient sur les disciples d’Ephèse et ils se mettent à « parler en langue et à prophétiser » (Ac 19.6), sans plus de détails.
  • En 1 Corinthiens 12, le parler en langues est signalé à trois reprises dans les listes des dons : au verset 10 et aux versets 28 et 30. À chaque fois, le don des langues est accompagné du don « d’interprétation » (1 Co 12.10, 30) et placé en tout dernier au sein des listes.
  • Au chapitre 13, Paul rappelle que le fait de « parler les langues des hommes ou des anges » ne sert à rien si « je n’ai pas l’amour » (1 Co 13.1). Il explique ensuite que les « langues » seront abolies au jour où nous verrons Dieu face à face (1 Co 13.8-12).
  • La lecture d’1 Corinthiens 14 suggère que ce n’est probablement pas par hasard que Paul mentionne le parler en langues en dernier dans ses listes d’1 Corinthiens 12 et au tout début du chapitre 13. Dans ce chapitre, Paul insiste sur le fait que le parler en langues n’est pas le don le plus utile dans le cadre des rencontres de l’Eglise, et qu’il vaut mieux lui privilégier la prophétie. En effet, dit-il, le parler en langues n’est pas intelligible : « celui qui parle en langue ne parle pas aux humains mais à Dieu, car personne ne le comprend ; il dit des mystères par l’Esprit » (1 Co 14.2). Paul rappelle qu’il prie en langues plus que tous (1 Co 14.18), que ce don est utile pour la croissance spirituelle (« l’édification ») de celui qui le pratique (1 Co 14.4). Toutefois, dans le cadre de la communauté réunie, le fait que le langage soit incompréhensible rend ce don peu utile pour la croissance (« l’édification ») de l’Eglise. Paul parle également du parler en langues comme d’une forme de prière (1 Co 14.14). Cette prière est faite par l’Esprit sans que l’intelligence ne soit mise en œuvre (1 Co 14.14). Les actions de grâce prononcées en langue sont dites comme étant belles ou bonnes, mais inutiles pour la communauté car inintelligibles (1 Co 14.17). Toutefois, les langues peuvent être « interprétées », et dans ce cas, elles sont présentées comme utiles et édifiantes (1 Co 14.13, 26-28). Enfin, dans un verset difficile dont le sens est discuté par les commentateurs, Paul présente le parler en langues comme un « signe » pour les non-croyants (1 Co 14.22).

Les points d’accord et de désaccord

À partir de ces textes, la plupart des commentateurs s’accordent pour dire que le « don des langues » permet à celui qui le pratique de parler une langue qu’il ne connaît pas, et qu’il ne comprend pas. Le contenu de ces paroles semble être des paroles de prière ou de louange. C’est ce que Paul suggère en 1 Corinthiens 14. De même en Actes 2 ou en Actes 10, ceux qui parlent en langue disent « les grandeurs de Dieu ».

Toutefois, les théologiens et commentateurs sont en désaccord sur la nature exacte de ce parler en langues.

Une langue étrangère non apprise (xénoglossie) ?

Pour certains, le parler en langues consiste à parler une (vraie) langue étrangère qu’on n’a jamais apprise. En langage technique, on parle de « xénoglossie » ou de « xénolalie ». C’est ce que suggère Actes 2 : lorsque les disciples se mettent à parler en langues, les étrangers les entendent parler dans leur langue.

Dans ce cas, le don d’interprétation consisterait en une traduction de cette langue étrangère. C’est un des sens courants du terme grec qu’on traduit par « interprétation » en 1 Corinthiens 12 ou 14 : celui de la traduction.

Une langue qui n’est pas une langue mais une forme de prière « par l’Esprit » ?

Pour d’autres, cependant, le parler en langues est une langue non-humaine dont les mots n’ont pas de sens ni d’importance. En langage technique, on parle parfois de « glossolalie » pour distinguer ce parler en langues de la « xénoglossie ».

Prier en langues consisterait alors à laisser l’Esprit prier à notre place. Ainsi, pour certains, il serait vain d’y chercher un langage cohérent : les sons prononcés par ceux qui parlent en langue seraient alors une simple manière de laisser le Saint-Esprit intercéder avec leur esprit. Certains rapprochent cela de Romains 8.26 où il est dit que le Saint-Esprit vient au secours de notre faiblesse dans la prière, en « intercédant lui-même par des soupirs inexprimables ». C’est ce que semble suggérer 1 Corinthiens 14 lorsque Paul présente le parler en langues comme une prière inintelligible fait par l’Esprit, sans recours à l’intelligence.

Dans ce cas, l’interprétation ne serait pas une traduction, mais un don miraculeux permettant de comprendre la prière faite par le Saint-Esprit. En faveur de cette compréhension du don d’interprétation, on comprendrait mal pourquoi Paul présenterait la traduction d’une langue étrangère connue comme un don spirituel au même titre que le parler en langues ou la prophétie. Il est plus logique d’y voir un don de type miraculeux.

La langue des anges ?

Une autre piste de réflexion concerne la mention de « parler la langue des anges » en 1 Corinthiens 13.1. On remarquera que, dans ce verset, il s’agit d’une affirmation hypothétique (une hyperbole) : Paul dit « quand je parlerais les langues des hommes et des anges… ». Il n’est pas dit que le parler en langues ait un rapport quelconque avec le fait de « parler la langue des anges ». Toutefois, comme, dans le contexte d’1 Corinthiens 12 à 14, Paul évoque les dons spirituels, et, en particulier, le parler en langues, le lien n’est pas impossible.

Si quasiment aucun texte juif ancien n’évoque le parler en langues, un passage du Testament de Job évoque le parler dans la langue des anges. Ce texte apocryphe Juif, écrit en grec, date probablement du 1er siècle av. JC ou du 1er siècle ap. JC, soit une époque très proche de celle du Nouveau Testament. Les derniers chapitres de ce livre (ch. 46-52) racontent comment les filles de Job se mettent à « proclamer des hymnes » dans la langue des anges. Les termes grecs employés pour décrire cette expérience sont très proches de ceux employés par l’auteur du livre des Actes lorsqu’il parle du parler en langues. Il est dit, notamment, que Nereios, le frère de Job, a entendu ses nièces raconter les « grandeurs de Dieu ». Autrement dit, alors que les filles de Job ont parlé dans la langue des anges, une langue sensée être inaccessible au commun des mortels, Nereios les a entendus dire les grandeurs de Dieu. Tout comme les auditeurs à la Pentecôte qui entendent les disciples proclamer « les grandeurs de Dieu » dans leur langue (Ac 2.11) ; ou comme les disciples d’Actes 10 qui entendent ceux de la maison de Corneille parler en langue et « dire les grandeurs de Dieu » (Ac 10.46). Si le Testament de Job propose un récit imaginaire et ne fait aucunement autorité pour les croyants, il a été écrit par des Juifs de langue grecque à une époque proche du Nouveau Testament. Il peut donc nous aider à comprendre le langage utilisé par d’autres Juifs de langue grecque : ceux qui ont rédigés le Nouveau Testament.

L’idée de louanges ou de prières adressées par les anges à Dieu dans le ciel se retrouve dans différents textes Juifs anciens. On retrouve cela également dans les images de l’Apocalypse où les anges dans le ciel se joignent aux croyants de toutes les nations qui rendent gloire à Dieu (par exemple, Apocalypse 7.9-12). Si on y réfléchit un petit peu, on comprend facilement l’idée d’une « langue des anges » dans ce contexte. Dans quelle langue toutes les nations proclament-elles d’une seule voix : « le salut est à notre Dieu » (Ap 7.10) ? En hébreu ? En grec ? En français ? La solution la plus probable est d’imaginer une langue non-humaine à la fois incompréhensible et compréhensible par les peuples de toutes les nations. Une langue d’une autre nature que les langues humaines. C’est, à mon avis, une explication possible du parler en langues tel qu’il est présenté dans le Nouveau Testament.

Une « diversité de langues »

Il est difficile de trancher entre les différentes possibilités. Il est possible que les textes bibliques évoquent plusieurs types de « parler en langues » : le fait de parler dans une langue étrangère non apprise, et le fait de parler la langue des anges ou une langue non-humaine. Il me semble que le texte biblique nous permet de rester ouvert aux différentes possibilités. En 1 Corinthiens 12, Paul parle d’ailleurs du parler en langues comme d’une « diversité de langues » – on pourrait aussi traduire : « diverses sortes de langues » (1 Co 12.10, 28).

Certains pourraient regretter que le texte biblique ne donne pas une définition plus claire ou plus précise sur le parler en langues. C’est, à mon avis, le cas pour la plupart des « dons spirituels » que mentionne la Bible. Il est très difficile d’en donner une définition précise. Peut-être est-ce parce que ce qui est importe n’est pas tant de donner une définition exacte de chaque don spirituel. En 1 Corinthiens 12, Paul insiste sur la diversité des dons : « il y a diversité de dons, mais c’est le même Esprit » (1 Co 14.4). L’Esprit agit comme il veut.

Que tout se fasse pour l’édification !

Paul attire également notre attention sur l’utilité des dons et sur la manière dont nous les pratiquons. Nous ne sommes pas appelés à développer une fascination pour les dons, mais à en faire bon usage. C’est tout l’objet de l’exhortation d’1 Corinthiens 12 à 14.

« Que tout se fasse pour l’édification ! » nous est-il dit en 1 Corinthiens 14.26. En quoi les diverses sortes de langues servent-elles à cet objectif ?

  • Dans le cas d’un parler en langue étrangère, l’utilité serait principalement missionnaire, comme dans le récit d’Actes 2. Il est utile dans la croissance (numérique) de l’Eglise.
  • Dans le cas d’un parler en langues qui serait ensuite « interprété », il s’agit alors d’un don pouvant servir à encourager ou exhorter l’Eglise, à la manière d’un message prophétique.
  • Dans le cas du parler en langues, conçu comme une prière « par l’Esprit », le don est surtout une aide pour la prière. C’est, pour ma part, de cette manière que j’expérimente le parler en langues. Lorsque les mots me manquent, je me mets à prier en langues. Et je ressens intimement que, par ce biais, mon esprit continue à prier, par l’action du Saint-Esprit. Ce don m’est d’une grande aide dans ma vie spirituelle.

24 Responses

  1. NANOT Alexandre

    Merci pour cette étude Timothée, bien que je pencherai pour un parler en langue de type xenoglossien, je suis d’accord avec toi sur ton approche; et si aujourd’hui ce sujet est toujours cause de divergence dans les milieux évangéliques, les paroles de notre frère Paul résonnent encore : Philippiens 3:16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

  2. NISE Nadine

    Bonjour !

    Il y a quelques mois d’ici, je me suis sentie traversée par une puissance inexplicable.
    J’ai failli tomber en syncope, mais trouvant de quoi m’asseoir, cette force a parcouru tout mon être et ne suis pas tombée.
    J’en suis restée très impressionnée et me pose toujours la question : Pourquoi… pour quoi ???
    Je cherche toujours une réponse à cette intervention divine.
    Sagement, j’attends….
    Le parler en langues ne m’a pas été donné, mais il y a quelques années d’ici, assistant à une rencontre en église, je fus attristée
    de ne pas pouvoir parler en langues. Je suis sortie de l’assemblée, me retirant dans un jardin paisible, où rejointe par un groupe d’enfants, la réponse m’a été donnée par un de ces enfants : Dieu t’a donné l’AMOUR ! ce que j’ai toujours pratiqué en tant qu’enseignante et mère et que j’essaie de continuer à vivre au jour le jour, La paix et la joie de Dieu dans mon cœur.

  3. KOVOUNGBO MARIEN

    Merci Timothée, pour ta démarche sur ce sujet. J’apprécie beaucoup ta démarche. Sois béni

  4. Merci Timothée pour cette etude. Une fois de plus j apprecie votre approche. Pour la comprehension du parler en langue comme langue des anges j hesite.Je crois comprendre que nous n avons pas a nous adresser aux anges … Peut-etre serait-il aussi utile d aborder la question du parler en langue signe du baptême dans le SE. Marc Luthi

    • Merci pour les encouragements.
      Concernant l’hypothèse sur la langue des anges, il ne me semble pas qu’elle implique une communication avec les anges. L’idée est plutôt d’adresser des louanges à Dieu à la manière des anges dans le ciel.
      Bien fraternellement. Timothée

  5. Clair et très bien écrit. Merci Timothée.
    As-tu déjà traité du combat spirituel dans un de tes articles. Ce serait intéressant de te lire à ce sujet également.

    • Merci Kévin ! Non je n’ai encore jamais traité ce sujet, et je n’ai encore jamais pris le temps d’étudier la question. Donc, rien pour le moment… mais peut-être un jour !

  6. Je crois que vous avez oublié un versé important qui mentionne aussi le parler en langue, c’est dans Marc 16 : 17-18 : Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris.
    C’est Jésus lui-même qui a annoncé que le parler en langue est un miracles qui accompagneront ceux qui ont cru.

    • Bonjour.
      C’est volontairement que je n’ai pas inclus la référence à Marc 16.17-18. Ces versets ne figurent pas dans plusieurs anciens manuscrits de l’Evangile de Marc, ce qui fait dire à beaucoup de spécialistes, qu’ils ne font pas partie du texte original de l’Evangile de Marc, mais qu’ils ont été rajoutés plus tard par des chrétiens (probablement au deuxième siècle).
      Je préférais donc ne pas utiliser pour ma présentation des versets qui pourraient être contestés.

      Même si ce passage reprenait effectivement une parole de Jésus, il ne nous éclairerait pas davantage sur le débat :
      – L’aspect miraculeux du parler en langues est clairement affirmé par les récits des Actes (et surtout Actes 2). Au passage, votre traduction « voici les miracles » n’est pas littérale : le terme grec est « sèméion (signe) », d’où la traduction plus courante « voici les signes qui accompagneront… »
      – La mention du parler en langues comme d’un « signe » se retrouve en 1 Corinthiens 14.22 (et certainement aussi implicitement dans les récits des Actes).
      – L’expression « langues nouvelles » ne se retrouve pas en Actes, ni en 1 Corinthiens : toutefois, elle n’apporte pas d’éclairage sur le débat. La « nouveauté » des langues peut être comprise soit comme se référant à une langue étrangère non apprise (la langue est « nouvelle » pour celui qui la prononce), ou comme se référant à une langue non humaine.
      – Ce passage ne présente pas le parler en langues comme un signe systématique ou obligatoire chez le croyant. Sinon il faudrait dire la même chose en ce qui concerne les autres « signes » évoqués ici : tous les chrétiens ne sont pas appelés à « saisir des serpents dans leurs mains » ou à « boire un poison mortel sans que cela ne leur fasse rien ».

  7. Je crois qu’il est intéressant pour la compréhension du parler en langues de revenir au chapitre 11 de la Genèse quand les hommes qui avaient un même langage avec les mêmes mots ont entrepris de construire une tour qui toucherait le ciel. L’Eternel confond leur langage et ils ne se comprennent plus les uns les autres ! C’est la naissance des langues des hommes. Jésus a multiplié les pains et les poissons, une réalité physique. Là, au pays de Shinear, l’Eternel multiplie les langues, une réalité sociale. C’est la première fois que les hommes parlent en diverses langues. A la pentecôte, je crois qu’il y avait une émission et une réception surnaturelle des langues. Je crois que les disciples parlaient en fait cette langue que tous comprenaient avant le jugement de Babel et que les uns et les autres les entendaient dans leur propre langue maternelle. Je ne crois pas que les Galiléens d’actes 2, parlaient les langues des Parthes, les Mèdes, des Elamites et de ceux qui habitent la Mésopotamie, la Judée, la Cappadoce … je crois qu’il y avait une émission surnaturelle par les disciples et une réception également surnaturelle par tous les juifs pieux venus de toutes les nations.

    • Merci pour votre commentaire. Il est vrai que la Pentecôte est présentée par certains théologiens comme l’anti-Babel. La comparaison est intéressante.
      D’un point de vue exégétique, je reste toutefois assez prudent avec ce genre d’approche : en effet, les textes du Nouveau Testament évoquant le parler en langues ne font pas le rapprochement avec l’épisode de la tour de Babel.

      • marie claire lechene

        Je vous rejoins également Hervé bien que effectivement il n’ y ait pas de rapprochement avec la tour de Babel dans nouveau testament, mais le parler en langues est un langage surnaturel ( émission reception )qui vient de Dieu mais qui est compréhensible par chacun, et tout compte fait peu importe la bonne définition …..L important est notre Foi, notre Espérance ,notre Charité,et le désir de louer Dieu chaque instant…

        otre Charité et notre désir de louer Dieu à chaque instant

  8. Olivier Degraux

    Bonjour, il m’arrive de prononcé des mots se succédant en phrase je pense et dont je ne connais moi même la signification.
    Est ce ce la parler en langue ou est ce tout simplement mon esprit qui me fait inventé ces mots. Comment puis je savoir si ce n’est pas n’importe quoi ou si c’est bon ou mauvais ? Je vous remercie de m’éclairer sur ce sujet.

    • Bonjour,
      Il m’est bien difficile de vous répondre à distance, ne vous connaissant pas. Si vous fréquentez une église, je vous invite à en discuter avec un des responsables (pasteur ou autre) qui vous connaît certainement mieux que moi.
      De manière générale, il est possible de se poser les questions suivantes : Est-ce que vous croyez que « Jésus est Seigneur » (1 Co 12.3) ? Est-ce que vous prononcez ces paroles durant un temps de prière ou de louange ? Est-ce que vous avez l’impression de prier ou louer Dieu en faisant cela ? Est-ce que cela contribue à vous faire progresser dans votre relation à Dieu (1 Co 14.4) ? Est-ce que cela renforce votre foi en Jésus-Christ ? Est-ce cela renforce votre amour pour votre prochain (1 Co 13) ?
      Si tel est le cas, alors il y a des chances que cela soit inspiré par le Saint-Esprit.

  9. Jean Philippe

    Bonjour

    Dans la bible et dans le nouveau testament
    Le terme Signe n’est en aucun cas une pratique habituelle mais quelque chose qui confirme quelque chose .

    Par exemples le ministère de Paul , le ministère des disciples , et dans le cas de la pentecôte c’est la confirmation que le SAint Esprit à été envoyé pour confirmer que désormais l’Église sera composé de personne de différente nations. Et que cela ne concerne plus seulement les Juifs
    Ce n’est pas une pratique (d’ailleurs il ne faut pas oublier l’apparition de langue semblable s des langues de feu comme jugement lesquelles n’apparaissent plus ) toutes ces choses sont arrivées à la pentecôte et dans trois cas pour confirmer que les païens font désormais partis du peuple de Dieu et forme un seul peuple .Les chrétiens
    Un disciple à même rappelé que ce qui arrive est la même chose que pour nous « AU COMMENCEMENT » cela montre que ce Signe est ponctuel à un moment précis

    La pratique actuelle ça plus rien n’avoir
    Fraternellement

    Jp

    • Bonjour Jean-Philippe,
      A ma connaissance, le livre des Actes ne présente pas le parler en langues comme un « signe ». Par contre, Paul en parle comme d’un « signe » en 1 Corinthiens 14.22, au même titre que la « prophétie ». Or, dans ce même chapitre, Paul n’interdit pas qu’on parle en langues (1 Co 14.39) et il « rend grâce à Dieu » de ce qu’il parle en langues (1 Co 14.18). Il donne même des indications sur la manière dont doit être pratiqué le parler en langues lors des rencontres de l’Eglise (1 Co 14.27-28). Il ne s’agit donc pas d’un « signe » qui se serait produit une ou deux fois au tout début de l’histoire de l’église. Il s’agit d’une pratique courante dans le cadre de la vie de l’Eglise de Corinthe et ce, une vingtaine d’années après la Pentecôte (quand a été écrit 1 Corinthiens).
      Enfin, Paul indique bien qu’un jour les « langues », la « prophétie » et la « connaissance » cesseront (1 Co 13.8) : quand les temps seront « accomplis » (1 Co 13.10) et que nous verrons Dieu « face à face » (1 Co 13.12). En attendant ce jour glorieux, Paul nous laisse cet encouragement : « En conclusion, frères, désirez prophétiser et n’empêchez pas qu’on parle en langues ! » (1 Co 14.39).
      Bien fraternellement,
      Timothée

  10. Moi je crois en Jésus Christ et en son ministère. Suis un inconditionnel du Christ donc à ce sujet je suis malheureux lorsque je me rends compte que je continue de pécher. Mais je crois savoir sans risque de me tromper parce que j’ai oublié la référence biblique que le péché contre le saint esprit est impardonnable. Pour ma part le parler en langue se fait sous l’emprise du saint esprit. Malheureusement ce que je constate aujourd’hui dans nos églises, tout le monde parle en langue et prononce les mêmes mots. Est-ce une langue universelle ou une mode? J’ai peur de les imiter au risque d’irriter le seigneur. Svp pouvez-vous dissiper mon inquiétude?
    Très fraternellement

    • Bonjour.
      Je ne pense pas que le « péché contre le Saint-Esprit » ait un quelconque rapport avec le parler en langues. En général, les théologiens expliquent plutôt cela comme une opposition à l’oeuvre du Saint-Esprit qui veut amener au salut en Jésus-Christ : autrement dit, celui qui pèche contre le Saint-Esprit, c’est celui qui refuse de croire en Jésus comme son sauveur et Seigneur.
      Par rapport à votre inquiétude concernant l’effet de « mode », il est difficile de vous répondre ne connaissant ni votre parcours, ni votre église. Il est certain que si la seule motivation pour parler en langues est de « faire comme les autres », ce n’est certainement pas une bonne motivation. Par contre, nous pouvons demander cela au Seigneur parce que, comme l’indique 1 Corinthiens 14, cela peut nous aider à progresser dans notre vie spirituelle (et notamment notre vie de prière). Peut-être pourriez-vous partager votre questionnement avec votre pasteur ou des frères et soeurs responsables de votre Eglise ? Ils vous connaissent mieux que moi et sauront certainement mieux vous écouter et vous répondre.
      Bien fraternellement

  11. LOUAGNABA DOUZOUMKA

    Bonjour , j’ai lu avec intérêt votre étude et c’est très intéressant!
    Moi particulièrement, Je sais que le parler en langue est biblique! Cependant tout le monde parle en langue dans nos églises aujourd’hui, surtout dans les églises réveillées. Sans vous offenser, faites une expérience; enregistrer les mots que les gens prononcent dans des cassettes ou téléphones sur plusieurs mois et dans différentes églises réveillées. Vous verrez que c’est les mêmes mots et même syllabes. Et pourtant,
    1) quand tu demandes à un frère qui parle en langues de t’interpréter ce que un frère ou une sœur a dit en langue, il n’y arrive pas.( Paul dit je me réjouis que je parle en langue plus que vous tous: cela veut dire que Paul connait plusieurs langues( 1, 2 ,3, etc) des anges? Chaque ange a sa langue? Et ceux qui parlent en langue parlent chacun la langue d’un ange particulier?) Paul n’est pas entrain de dire plutôt qu’il a reçu le don de parler en grec, hébreux, français, etc plus que ces gens de Corinthe qui aiment trop le folklore et oublient les choses essentielles comme l’évangile?
    2) Très souvent d’ailleurs, il n’y aucun interprétè dans l’assemblée.( Comme il n’y pas d’interprète, pourquoi ne pas parler en langue dans ses moments de prière personnels chez soi pour ta propre édification?. D’ailleurs ça m’offense quand on parle en langue dans de moments de prière ou d’enseignements publics et qu’il n’y personne qui interprète)
    3) Les promotionnaires de cette langue lugubre( loin de moi d’offenser le vrai don de Dieu) citent souvent Marc 16.17-18. Mais c’est seulement parler en langue qu’ils arrivent à faire. d’autres signes ne se manifestent jamais dans leur vie. Ils vivent dans un amour effréné d’argent, dans la débauche sexuelle et j’en passe. Jésus a dit: vous les reconnaitrez à leur fruit.
    4) Quand ces personnes arrivent dans une zone où les gens parlent une langue qu’elles ne comprennent pas, par exemple l’arabe, ils n’arrivent pas à manifester ce don de parler en langue pour évangéliser. Alors à quoi cela sert il?( Le parler en langue devrait être utile)
    5) Pour finir, Je pense qu’on peut être bien édifier sans parler en langue. Dieu peut permettre des miracles dans notre vie sans que nous parlons en langue. Christ attend que nous obéissons à sa parole. Cessons le folklore!

  12. Jean philippe

    Bonjour tout à fait D’accord

    Je suis resté plus de 40 ans dans église de réveil et assemblée de Dieu j’ai constaté ce gros problème .
    On apprends même aux gens à parler en langues en leur disant de répéter ceci ou cela ou de continuer à balbutier deux trois syllabes
    Je suis parti car Je ne veux pas participer à ce qui n’est pas biblique !
    Mais très dur au début de s’apercevoir de l’erreur
    Il y à beaucoup de blasphème contre le Saint esprit ces pseudo parler en langues !

    Dans l’apocalypse il est bien noté une église qui passe pour être vivante mais qui est morte !

    Cdlt

    Jpw

  13. LOUAGNABA DOUZOUMKA

    Merci Jean Philippe pour ton témoignage. C’est réconfortant de savoir que de part le monde, il y’a encore des chrétiens qui ont du discernement!

  14. Dje Clémentine

    Je ss tout à fait d’accord avec mr Douzoumka, de nos jours cette histoire de parler en langue devient très serieuse, on ne sait plus qui dit vrai ni qui répète toujours les meme mots, et jusque là j’aimerais bien savoir ce que <> signifie. Tout le monde le dit mais personne ne connait sa signification. On finit par se demande quel esprit nous prions, parceque le Saint Esprit est aussi un Esprit de science(connaissance), de d’intelligence et de sagesse. Puisse qu’il s’accointe à notre esprit il doit est capable de comprendre ce que nous disons .

    Clémentine DJE

  15. Chers amis qui avez une mauvaise expérience avec le parler en langues dans certains Églises,

    Il est certain que tout don de Dieu peut être parodié, ou utilisé d’une mauvaise manière. Toutefois, ce n’est pas parce que certains font un mauvais usage du parler en langues qu’il faut rejeter le parler en langues. De la même manière, ce n’est pas que l’on a rencontré de mauvais enseignants (qui parfois nous ont fait beaucoup de mal) que l’on doit rejeter tout enseignement dans l’Église. Ou ce n’est pas parce qu’il y a quelques « faux-frères » qu’il faut rejeter la famille de Dieu.

    Personnellement, j’ai une expérience très positive du parler en langues : je l’ai vu pratiqué de manière équilibrée et constructive dans de nombreuses églises. Quoi qu’il en soit, notre expérience personnelle (même douloureuse parfois) n’est pas ce qui fait autorité pour nous en tant que chrétiens. Ce qui fait autorité c’est la Bible, Parole de Dieu. Or, tous les textes du Nouveau Testament valorisent le parler en langues et le présentent comme un don de Dieu. L’Eglise de Corinthe faisait visiblement un mauvais usage du parler en langues. Pourtant, la réponse de Paul n’est pas d’interdire le « parler en langues » mais d’inviter à le pratiquer d’une manière équilibrée dans le cadre des rencontres de l’Église : avec amour (1 Co 13), en vue de la « construction de l’Église ». Et s’il n’y a pas d’interprétation du parler en langues, celui-ci reste utile pour la vie de prière personnelle (ce qui est suggéré par Paul en 1 Co 14.18-19).

    « En conclusion, mes frères, désirez prophétiser et n’empêchez pas que l’on parle en langues : que tout soit fait convenablement et dans l’ordre » (1 Co 14.39-40).

  16. FAISONS LES CHOSES COMME PAUL L’INDIQUE ET AVANÇONS… IL EST VRAI, IL Y A DES EXTRAVAGANCES CHARNELLES DANS LE PARLER EN LANGUE- A TEL POINT QUE LES « PRATIQUANTS » AFFIRMENT QUE CEUX QUI NE L’ONT PAS REÇUS SONT MOINS SPIRITUELS, MAIS NOUS NE DEVONS PAS SOUS-ESTIMER OU REJETER CE DON… TOUT DON EXCÉLLENT VIENT D’EN HAUT ( DE DIEU). NOUS DEVONS NOUS REPENTIR DE CE QUE NOUS CONSIDERONS LE PARLER EN LANGUE COMME UN « DÉSORDRE ». NE SONT DÉSORDONNÉS QUE CEUX QUI EXTRAVAGUENT DANS L’USAGE. RESPECTONS LA NOTICE BIBLIQUE ET NO PROBLEM!

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