Bonne année de grâce !

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Un post originellement publié pour le nouvel an 2014… mais toujours valable en 2017 !libre esclavage

Il fut une époque où l’on désignait les années depuis la venue du Christ comme « l’an de grâce ». Et si on vivait « l’an de grâce 2017 » comme une véritable année de grâce ? C’est ce que je vous souhaite pour l’année qui commence !

« Pour proclamer une année de grâce… »

Loin de moi toute nostalgie médiévale ou royaliste. L’idée d’une « année de grâce » vient en fait de la Bible. Dans l’Evangile de Luc, pour introduire son premier discours, Jésus lit Ésaïe 61.1-2 : « L’Esprit du Seigneur est sur moi […] pour proclamer l’année de grâce accordée par le Seigneur » (Luc 4.18-19). Et il ajoute : « aujourd’hui même, cette prophétie est accomplie » (v. 21). Autrement dit, depuis la venue de notre Sauveur, nous sommes dans l’année de grâce [une année qui dure depuis à peine 2000 ans] !

L’année de grâce et le Jubilé

Mais au fait, ça vient d’où cette idée « d’année de grâce » ?

  • [Le lecteur] Hé bien, d’Ésaïe 61.2, tu l’as déjà dit !
  • [Le blogueur] C’est juste, mais d’où Ésaïe sort-il cette expression assez surprenante ???
  • [Le lecteur qui connaît bien sa Bible, et qui aime en particulier méditer le Lévitique] : Peut-être bien qu’Ésaïe fait allusion à l’année du Jubilé, une année sabbatique consacrée à l’Eternel, durant laquelle les dettes sont effacées, les esclaves libérés, et où chacun récupère ses terres [Lévitique 25].
  • [Le blogueur qui considère le lecteur comme quelqu’un d’intelligent] : Je partage ton avis très avisé ! Donc du coup, « l’année de grâce » que Jésus vient « proclamer », serait l’année du Jubilé ?
  • [Le lecteuuuur] : Euuuuhh…

Et effectivement, il y a de quoi hésiter ! En effet, nous savons bien que Jésus n’est pas venu prendre la suite de Spartacus pour encourager les esclaves à la révolte contre leurs maîtres, et reprendre leur liberté. Jésus n’est pas venu lancer un mouvement économique prônant la restitution des terres aux petits paysans exploités par de grands exploitants.

Un Jubilé différent

Jésus est certainement celui qui nous fait entrer dans l’année du Jubilé ; mais un Jubilé un peu différent de celui de Lévitique 25* :

  • Le Jubilé de Jésus apporte la liberté, mais l’esclavage dont nous sommes libérés est celui du péché.
  • Le Jubilé de Jésus vient effacer nos dettes, mais il s’agit d’une dette bien plus grave que celle que nous avons envers notre banquier puisqu’elle a des conséquences jusque dans l’éternité : Jésus vient régler la dette que nous avons envers Dieu !
  • Le Jubilé de Jésus nous apporte la restauration dans notre héritage : mais les terres qui nous sont restituées sont celles d’un Royaume éternel et inébranlable.

Et tout cela, c’est cadeau ! Un cadeau que Dieu nous fait en Jésus-Christ !

Vivre 2017 comme une année de grâce !

Mon voeu, pour vous, en cette nouvelle année, c’est que vous puissiez vivre 2017 comme une année de grâce ! Réjouissez-vous : votre Dieu vous offre une année gratuite dans sa présence, sans que vous ayez quoi que ce soit à faire pour la mériter ! Alors, en ce début d’année, faites la fête ! Sortez vos « trompettes » (Lv 25.9), vos cotillons, et vos serpentins : 2017 est une année de grâce ! Annoncez la bonne nouvelle à vos voisins et invitez-les à la fête ! Et cette fête, refaites-la demain, et encore après-demain, et l’année prochaine, et tous les jours de l’éternité !

Bonne année de grâce 2017 !

 

* [Note pour le lecteur exégète à ses heures] Nous avons en Luc 4.16-22, un cas d’intertextualité très intéressant : pour présenter un aspect important du ministère de Jésus [le pardon des péchés], l’évangile de Luc met en exergue un discours de Jésus qui lui-même s’appuie sur une citation d’Isaïe 61 qui elle-même fait très certainement allusion à l’année du Jubilé présentée en Lévitique 25. On a ici un cas d’école pour comprendre la manière dont l’Ecriture interprète l’Ecriture. Pour ma part, je suis plutôt convaincu que Luc 4.18-19 cite Ésaïe 61.1-2 avec en tête l’idée du Jubilé. Sauf que la libération du Jubilé est réinterprétée comme une libération du péché. On retrouve une réinterprétation du Jubilé assez similaire dans un texte de Qumrân (11Q13). Après tout, le texte du Lévitique faisait déjà le lien entre le Jubilé et le pardon des péchés, puisque le Jubilé devait être proclamé lors de la fête du Yom Kippour, jour du « grand pardon » (Lv 25.9-10).

2 Responses

  1. On te souhaite également une bonne année mon cher Timothée, ainsi qu’à toute la famille. Merci Seigneur pour ta grâce et pour tes ouvriers à ton service ! 
    Que notre Dieu vous bénisse et vous garde, que le Seigneur fasse briller sa face sur vous et vous accorde sa grâce, que le Seigneur fasse lever sa face sur vous et vous accorde la paix ! (Tu auras sûrement reconnu la bénédiction de Nombres 6. 22ss !)

    À bientôt de vous voir par ici : j’y pense toujours ! Si tu as quelques dates, n’hésite pas à me les communiquer ! 
    Kévin et Cie !

    • Merci bien Kévin ! Meilleurs voeux de bénédictions à vous également !
      On reste en contact, en espérant pouvoir effectivement se croiser « en vrai » à l’occasion.

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